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nouvelle de science fiction
par Reno B.
Chapitre 1
Les dunes de sable s'en vont à perte de vue. L'air est chaud et sec malgré la légère brise qui peine à rafraîchir. Les dunes formes des vagues d'ocre plus ou moins ombragées. L'oeil à bien du mal à évaluer les distances et la hauteur de ces vagues sablonneuse, montant jusqu'au ciel pur, sans nuage, d'un bleu intense, unicolore. Seul, au pied des dunes, entouré par elles, se touve un petit étang où viennent se perdre les étendues de poussières de roche. Ou bien est-ce l'eau qui vient mourir sur la plage. L'eau est calme. La brise ne soulève pas la moindre goutte de sa surface bleue, éclairée par le soleil qui brille, presque à son zénith.
L'étang est petit et circulaire, hormis une pointe fine qui perse au sud, dans la direction opposée au soleil. Cette pointe ressemble à une marre qui se serait collée à l'étang. Telle, en fait, une petite galaxie qui serait attirée par l'attraction gravitationnelle d'une autre, de plus grande envergure. L'ensemble est d'un diamètre d'une trentaine de mètre. C'est à peu près la seule notion de grandeur appréciable ici. Les dunes les plus proches semblent d'une hauteur de dix, voire quinze mètres, mais celles qui suivent sont encore plus haute. Bien que plus basses que les suivantes.
Sur la plage formée de la jonction du sable et de l'eau, à l'est, il y a un morceau de bois. Ou plutôt un reste d'arbre. Un tronc creux, mort. Il est sur son côté, qui est cassé tout du long. En le retournant, il serait aisé de s'en servir comme d'une pirogue, où cinq ou six personnes pourraient s'y installer les unes derière les autres. Mais pour aller où ? L'étang ne mène nul part, perdu au milieu des montagnes sablonneuses. Il n'y a aucune issue. Seule la marche sur l'étendue ocre sableuse peut mener quelque part. Loin, bien loin de ce rivage. Peut mener à se perdre dans le désert immense. Ici au moins, il y a de l'eau pour boire et se désaltérer. Elle est un peu chaude bien sûr, mais néanmooins buvable. Son goût, quoique un peu salé, est appréciable, et malgré son âpreté qui assèche la bouche, elle désaltère et rafraîchi le corps. Chose étrange pour une eau à cette température, sur le visage, elle fait du bien et soulage quelque peu des blessures causées par la chaleur du soleil, qui commence à être assomant.
Le tronc d'arbre mort, dont on se demande d'où il est arrivé, au regard du paysage environnant, est un bon reposoir. En s'asseyant dessus, il soulage les jambes qui s'alourdissent à cause de la chaleur. Cependant, le poids du corps le fait s'enfoncer doucement dans le sol humide des bords de l'eau. Il est préférable de se relever avant qu'il ne casse, ou ne s'enfonce totalement, engloutit sur la rive, et d'aller s'assoir directement sur le sable chaud, un peu plus loin.
C'est alors qu'apparaît, sur la droite et un peu en arrière, à une vingtaine de mètres de là, un long tissu brun. Etait-il présent dès le début? Sa couleur aurait pu le faire se confondre avec le sable humide ? Ou bien la légère brise a t-elle fait se soulever les quelques grains qui le recouvrait précédemment? Le laissant ainsi apparaître? Mais comment ? Qui l'a placé là? Par quelle magie? Tout comme l'arbre mort d'ailleurs! Il ne semblait pas faire partie du paysage original?
En pivotant sur la gauche, pour faire face à l'arbre en question, on remarque l'invisible. Là où quelques instants plus tôt était couché les restes morts d'un arbre, il y a un vide. Non pas un manque, une absence, mais un vide. Le néant. Une forme sombre et cylindrique qui tourne sur elle-même en spirale à la façon des gigantesques trous noirs du fond de l'univers astral. Un vent violent semble s'y engouffrer et pourtant rien ne vous atteint. Rien ne bouge autour de vous. Rien n'est attiré par la force colossale de ce violent orage face à vous. Ce vide est suffisamment grand pour engloutir une personne adulte se tenant debout. Il s'y dégage une puissance phénoménale, épouvantable. Et pourtant tout demeure intact alentour. En se déplaçant sur le côté, on peut remarquer son épaisseur minime. De l'ordre d'une plaque de verre. En le contournant par l'arrière, plus rien ne subsiste de l'effroyable trou noir, de son gouffre béant où régnait le chaos. Seul un espace brouillé, comme si l'air était chargé tout à la fois de fumée et d'eau tourbillonnant et s'attirant mutuellement. Et tout ceci forme une surface agitée comme peut l'être la surface d'un lac réagissant à la force du vent marin. Seul ce cercle d'eau fumante existe. Cet espace sphérique ne serait-il pas composé de l'eau de l'étang soudainement disparu? Laissant place nette à une étendue de terre aride, craquelée comme par des années de sécheresse. Cette vision correspond davantage à la logique des lieux, du climat, que la précédente. Celle d'avec l'étang. Pourtant, que viennent faire dans cet univers toutes les apparitions et disparitions si étranges? Quelle magie les fait exister? Dans quel but associer ces images, sans lien apparent, ensemble?
nouvelle de science fiction
par Reno B.
Chapitre 2
Ce disque immatériel qui flotte au-dessus du sol impose le respect du regard. Depuis quelques instants maintenant il se déplace lentement à la surface de l'étang asséché. En tournant sur lui-même, de disque plat, sans épaisseur, il devient bulle de fluide sombre et lumineux à la fois. Il est composé de tous les tons de bleu existant. Du plus sombre au plus clair et au plus lumineux. Et surgissent parfois, ici où là, des petites étincelles. Telles des étoiles filantes dans l'obscurité d'une nuit bleutée. Les reflets argentés du soleil sur sa surface laissent entrevoir des jets de vapeurs, qui s'évanouissent aussitôt dans l'air chaud qui règne, en formant de petites fumerolles. A croire qu'il s'agit là d'une réaction bien naturelle mais inaccessible au commun des mortels. La bulle maintenant passe par les couleurs de l'arc en ciel. C'est un véritable kaléïdoscope de prismes de lumières changeantes qui se modifient sans cesse. S'interpellent et se croisent pour faire naître une couleur nouvelle.
La bulle, faisant son chemin sur l'ancien étang, grossie à vue d'oeil tout en devenant de plus en plus translucide. Est-ce une relation de causalité? La matière contenue dans la sphère se disperce dans l'espace, et bientôt, la gigantesque bulle n'est plus qu'un souvenir visuel.
L'étendue de sable est chaude. Presque brûlante pour la plante des pieds. Aussi, l'ascension est-elle douloureuse. Les pas sont réduits à de petits intervalles par le roulement des grains sous les pieds. Le sable dévale la pente et la montée de la dune en est d'autant plus compliquée. La chaleur créée par le soleil et sa réflexion sur le sol ocre clair devient insupportable. Pourtant la dune est gravie. Mais ce n'est que pour apercevoir ce que l'on soupçonnait déjà et ce que l'on redoutait pourtant fortement : derrière la dune il y en a encore une autre. Plus haute. Plus longue. Plus chaude.
Se retournant vers la cuvette en bas, formée de terre sèche, apparaissent progressivement de nombreux arbres morts. Certains identiques à celui qui était présent tout à l'heure. Couché sur leur longueur. D'autres en revanche sont demeurés debout, plantés dans la terre et bien ancrés par leurs racines encore vigoureuses. Entre deux d'entre ces derniers est tendu un long tissu. Le tissu brun qui reposqait auparavant sur le sable. Dans l'ombre formé par ce tissu, un être est assis. A cette distance il est difficile de savoir de qui il s'agit. Est-ce un enfant ou un adulte? Ou bien est-ce un homme ou une femme? Il se détache bien de la tenture située derrière lui. Un être bleu sur un fond brun. Il est vêtu d'une longue tunique bleue claire, serrée à la taille par une corde de lin. Sa tête est enturbannée d'un tissu léger, brun, plus teinté que sa tunique. Il est pieds nus. une longue chevelure blonde, tressée, descend le long de son épaule gauche et vient se perdre entre ses jambes croisées. Il ne parle pas, mais son regard vous invite à le rejoindre.
A cet instant précis et, sans déplacement physique, vous vous retrouvé assis face à lui. Vous comprenez alors que cet être étrange, dont vous ne pouvez toujours définir ni le sexe ni l'âge, bien que d'apparence jeune et dans la force de l'âge, s'adresse à vous par la pensée. Son visage est calme, souriant et vous accorde toute son attention. Il respire la plénitude. Ses yeux bleus d'eau, sont fixent et semblent vous sonder en profondeur. Pénétrer à l'intérieur de votre âme. Alors vous savez. Vous comprenez que cet être qui est venu pour vous dans ce désert ne peut être qu'un ami. Il vous adresse un sourire empli de bonté et de compassion. Sourire qu'il reçoit en retour, pour qu'il sache que vous êtes prêt à accepter la coupe d'eau qu'il vous tend.
Vous buvez par petites gorgées et sentez qu'elles vous envahissent l'intérieur du corps. Des picotements se ressentent le long des bras et des mains, puis viennent sur les jambes, pour enfin remonter le long du dos, de la nuque, jusqu'au sommet du crâne. Enfin vous vous sentez flotter. Allongé quelques centimètres au-dessus du sol, et bien qu'ayant les yeux fermés, vous voyez les dunes de sable chaud, le petit étang avec son eau calme. Vous ressentez l'air passer à travers tout votre corps, et la chaleur de feu du soleil vous devient agréable. Prenant de la hauteur, l'étendue du désert s'offre à votre regard dans son immensité.
Revient alors la sphère. Elle est là, juste au-dessus de vous, mais si petite qu'elle tiendrait encerclée dans la paume des deux mains. Elle passe le long du corps, s'enroule autour de lui, remonte en spirale de la pointe des pieds à la tête et se pose délicatement sur le front, ou elle s'enfonce, progressivement, sans douleur, sans forcer, lentement et confortablement.
L'intérieur de la sphère vous apparaît soudain. Vous êtes en elle. Vous êtes elle. Un paysage unique, majestueux et merveilleusement grandiose s'offre à vous. ELle est vous. Votre regard se pose sur un univers constitué de galaxies plus ou moins lointaines, plus ou moins volumineuses? De nébuleuses proches où se forme la vie future au sein de leurs étendues gazeuses aux couleurs profondes, chaudes ou froides. Vous êtes dans l'immensité de l'univers et formez l'un de ces composants. Partout autours de vous surgissent des étoiles sur fond d'obscurité.
(Fin de la première partie)
nouvelle de science fiction
par Reno B.
Chapitre 3
Dès l'entrée du bâtiment, une seule couleur s'impose au regard. Celle justement de l'absence de couleur : le blanc. Les lumières solaires disposées aux angles des murs et du sol laissent supposer une hauteur immense de plafond, faiblement éclairé. Le long couloir est totalement vide. Seule, une musique, chargée de longues sonorités apaisantes, remplie l'espace et le rend réconfortant. Le sol est couvert d'une matière plastique qui possède la propriété d'absorber le bruit des pas. Cette surface est agréable. Les pieds s'enfoncent de quelques dixièmes de millimètres, ce qui favorise la détente et l'apaisement des personnes. Ce couloir central est rectiligne. Il fut étudié dans ses moindres détails pour le confort des personnes qui se rendent dans les salles réparties sur la gauche du couloir. Au nombre de douze exactement. Douze étant le nombre symbolique de l'unité et de la perfection.
Les portes menant à ces douze salles sont dissimulées dans le mur. Seule une ligne grisâtre, définissant le contour en arc de cercle des portes, est visible. Il suffit de se placer devant l'une d'elle pour qu'elle s'ouvre automatiquement, si elle n'est pas déjà occupée. Plus exactement, pour qu'elle s'efface d'elle même, laissant l'ouverture libre pour pénétrer dans une salle de quatre mètres de diamètre. Cette salle, comme ses voisines, est une sphère blanche, sans mur ni plafond. Seul le sol est plat pour des raisons techniques et de commodités. A l'opposé de l'entrée, une porte, identique à la précédente, s'incruste sur la surface murale arrondie. Il s'agit de la porte de sortie, dite porte du voyage. Au centre de la pièce se situe un lit de bois blanc couvert d'un drap brun.
La salle, lorsqu'elle est vide, est éclairée là aussi par des lampes solaires diffusant une lumière identique à celle de l'astre extérieur. Ces lampes, situées sous le lit, éclairent en direction du mur. Quand la salle est en service, c'est à dire lorsqu'un spectateur l'occupe, celui-ci vient s'allonger sur le lit. Un guide l'aide à s'installer et le recouvre du drap brun qui vient automatiquement se poser sur les formes du corps, sans le serrer, afin de permettre au spectateur de ressentir pleinement sur sa peau les effets du film projeté. Quelques instant plus tard, la luminosité des lampes s'estompe peu à peu et la pièce est plongée dans une obscurité complète pendant quelques secondes. Une image naît au zénith, là où se pose le regard de la personne alitée. Cette image, d'abord fixe, s'agrandit progressivement pour recouvrir l'ensemble de la salle sphérique. Le film commence.
Le film commence instantanément dans chacune des douze salles identiques. Douze spectateurs privilégiés visionnent le film unique. Un film spécialement adapté pour eux. Un film qui mettra en éveil leurs cinq sens. Un film qu'ils pourront voir, bien sur, bien que le spectateur ait les yeux fermés pendant la projection. Un film qui leur permettra aussi de sentir l'air environnant. Qui leur fera toucher l'eau de l'étang, le sable et l'arbre mort. Qui leur permettyra de ressentir la fraîcheur de l'ombrage et aussi la chaleur du soleil et des grains de sables. Un film qui leur donnera la possibilité d'entendre le vent siffler à leurs oreilles. Et les grains de sables des dunes roulant sous leurs pieds produiront des picotements dans leur corps et sur leur peau, tout comme l'eau qui sera goûtée.
Cette technologie fut mise au point il y a très longtemps maintenant. Cependant, elle fut approfondie spécifiquement pour ce type de séance, où le spectateur devient l'acteur principal et unique. C'est le but même de ce film. Le seul. La difficulté principale pour la réussite du programme résidait dans l'apparition de l'être. Au moment où celui-ci se retrouve face à face avec l'acteur pour lui remettre la coupe d'eau, acte primordial du scénario. L'être devait être le plus neutre possible et apporter à la fois la sérénité et la plénitude nécessaire pour l'acteur - spectateur. Les capteurs installés sur le lit apportent au spectateur la possibilité d'intégrer complétement le film. Dans ce sens où il fait partie intégrante de l'histoire. C'est son histoire à lui, et à lui seul, qui se déroule devant lui. Ce sont ces mêmes capteurs qui, par la nouvelle technologie, créent un être en fonction du spectateur lui-même. De sa pensée, de sa mémoire, de son passé qui lui est propre. Bien que toujours de même apparence physique et de même attitude, l'être de lumière (c'est le nom que les programmeurs lui ont donné) devient un être familier pour le spectateur. Il le reconnaît dans ses traits parce qu'il l'accepte comme tel.
Cette matinée, le film unique vient d'être diffusé. Sur les lits reposent les derniers spectateurs. L'image s'est retirée de la sphère et les lampes solaires sous le lit atteignent l'intensité lumineuse recherchée. La soufflerie intégrée évacue en quelques secondes l'oxygène pollué, pour le remplacer par un nouveau, conforme à la norme humaine. Malgré celà, les guides qui pénètrent dans la salle possèdent toujours une double protection, nasale et buccale. Chaque guide conduit son spectateur dans la seconde pièce, dont la porte s'ouvre aussitôt le renouvellement de l'air terminé. Cette pièce est très petite et étroite. Seul le lit peut y entrer. Le guide restant en retrait, sur le seuil de la porte, observe le bon fonctionnement. Un long bras métallique sort du mur d'en face pour soulever le spectateur endormie. Le guide retire le drap et le lit. Du sol, un cube de la dimension de la pièce, formé de différents alliages, se soulège jusqu'à hauteur du bras métallique qui se replis ensuite sur lui-même; lentement dans le mur. La porte sphérique se referme après que le guide se soit retiré. L'atmosphère régnant dans la petite pièce close ne permet à personne d'y rester. Aucun coprs quelqu'il soit ne résiste aux gazs libérés dans la pièce, et encore moins à une telle chaleur artificielle. En maximum deux minutes, les métaux les plus résistants, soient tombent en poussière, soient fondent comme neige au soleil. C'est selon l'atmosphère dégagée. Dans le cas présent, la machinerie a déjà calculé le poids et les pourcentages de liquides et de matière grasse à consumer, et elle ne fonctionne qu'à douze pour cent de ses capacités totales.
Une boîte carrée de vingt quatre centimètres de côté est libérée après seulement quinze secondes de combustion. Une soufflerie envoie les cendres vers elle, ne laissant plus rien apparaitre sur le cube ainsi nettoyé. Un nouveau bras télescopique se déploie et, entre deux pinces, s'empare de la boîte pour la déposer sur un rail découvert dans le mur du fond. La petite boîte cheminera maintenant jusqu'à son refuge.
Le grand caisson reçoit les douze derniers arrivants de sa nouvelle cargaison. Le vingt cinquième jour, le caisson est envoyé sur la Basse Centrale de Lancement, où le rejoignent neuf autres refuges venant des neuf autres cités. Les connexions établies entre les différents caissons, les dernières vérifications effectuées, les refuges sont installés sur la navette. L'équipage montera à bord de l'éternité quelques minutes plus tard.
Dans dix secondes la navette roulera sur l'immense piste pour prendre son envol, ... 9, ... il lui faudra quelques heures seulement pour atteindre l'altitude programmée sur l'ordinateur de bord de la navette, ... 8, ... elle survolera la Terre à plus de 148 000 kilomètres d'altitude, à la perpendiculaire de l'équateur terrestre, ... 7, ... l'équipage attendra à partir de ce moment l'ordre du Centre de Contrôle, ... 6, ... au même instant, dix caissons - refuges rouleront vers les dix Centres de Planifications, ... 5, ... de nouveaux guides auront préparés les salles pour la séance suivante, ... 4, ... le Centre de Contrôle donnera son accord au Commandant de Bord de la navette l'éternité, ... 3, ... de nouveaux spectateurs arriveront de leur propre volonté dans les salles de visionnage, ... 2, ... les lumières faibliront progressivement et le film unique débutera par son image fixe, centrale, ... 1, ... les dix refuges de la navette s'ouvriront, leur contenu sera aspiré par le vide de l'espace, libérant ainsi des milliers de milliers de poussières d'étoiles, ...
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FIN
1. Qrieu22 Le 19/03/2009 à 23:43
2. rienafoutre Le 25/03/2009 à 17:37
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